Mademoiselle Yum - Le nombril d'Anna
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[ pan ]

4 juillet 2009

Il y a environ 1 an je parlais ici d’Ina-Ich, artiste dont j’avais acheté l’album vraiment par hasard, et qui s’était révélé être une réelle pierre précieuse musicale.
Petit bout de femme avec bien des choses à dire, formation classique au conservatoire, une vingtaine de titres composés et enregistrés toute seule dans sa cave, et puis un jour, un cd qui sort comme une bombe.

La voilà en live. Et d’un coup je regrette encore un peu plus amèrement de l’avoir ratée quand elle est passée, il y a un an, par la Fnac de Montpellier pour la sortie de son disque, parce que j’étais à Avignon ce jour-là.

Pardon mais la claque dans ma gueule. Quelle meuf.

Cette énergie brute, cette rage incisive et non tronquée, qu’on perçoit sur les titres de son album, tout ça semble exploser en concert comme un appel à la pyromanie émotionnelle. Amen.

D’autres vidéos.

[ d’entre les mains ]

3 juillet 2009

Quand les mains se font tièdes et tremblantes, quand le son de la voix hésite ou s’envole, et que les mots se perdent quelque part entre la tête et les reins.

Sans aucun mot et sans aucune approche le moins du monde, faire tout basculer jusqu’à la frontière du non-retour.

Le force tranquille de la musique est semblable : pousser les émotions jusqu’à la brèche, voire dans certains cas jusqu’à une certaine forme d’érotisme.
Alors il y a aussi les musiques pour rire, les musiques pour réfléchir, et puis quoi d’autre encore. Mais il y a surtout celles qui font se décoller l’âme de la chair, sans douleur mais non sans torpeur.

Bien sûr j’exagère sûrement un tout petit peu.

[ vaudeville à la parigote ]

3 juillet 2009

Parfois, on essaie de faire céder une porte définitivement fermée, et rien n’y fait, pas moyen de passer de l’autre côté, même par les éventuelles fenêtres voisines, tout est bloqué, verrouillé, et le pire c’est qu’on n’arrive pas vraiment à saisir pourquoi. On met tant de coeur à l’ouvrage pour essayer de l’ouvrir, cette putain de porte. On est si terriblement persuadé(e) que de l’autre côté, c’est le summum du bonheur.
Et pendant tout ce temps on ne s’aperçoit même pas, que juste à côté, une autre porte est là, entrouverte comme une invitation, et que ce qu’elle cachait à peine est offert et prêt à recevoir tout ce qu’on pourrait avoir à donner. Et que si ça se trouve, ça en vaut tout autant la peine que ce qui reste planqué derrière la porte blindée.

C’est la connerie de la vie.

Dans les vaudevilles parisiens c’est un peu pareil, c’est la connerie de la vie, on observe des gens qui essaient toujours d’attraper ce qui est interdit, ou inaccessible, et qui malmènent, ou ignorent, ce qui est pourtant à portée de main, à portée du coeur et du reste.
Les vaudevilles parisiens c’est un peu comme la réalité mais en souvent un peu exagéré quand même, c’est pour le rendement émotionnel vous comprenez.
Il faut partir du principe que l’herbe est forcément plus verte dans le pré d’à côté, celui où il y a ce foutu barbelé et cette maudite clôture électrique. Et si l’herbe se refuse, alors qu’on a passé toutes ces épreuves, c’est encore mieux, parce que tout ce qu’on n’a pas encore goûté n’en paraît qu’encore plus délicieux. Forcément.
Alors que le coin de verdure acquis depuis des lustres, ou qui se laisserait coloniser volontiers, qu’est-ce qu’on s’en fout bien entendu, il est là, on le sait, et en plus, s’il nous appartient déjà, on en connaît la saveur par coeur, le palais, le corps tout entier l’a inscrit dans la mémoire, qu’elle soit visuelle, sensitive, tout ce qu’on veut.

Sauf qu’il ne faut pas oublier que rien, rien, rien n’est jamais acquis.

Je sais mes images sont faciles et déjà racontées des milliers de fois, mais je suis un peu feignasse ce matin, et ça m’occupe de radoter, et chacun(e) s’occupe comme y peut.

Je ne veux en venir à rien du tout, je mets juste des mots à la suite les uns des autres, c’est tout.

Prenez soin de vous.

[ ça devient pénible ]

2 juillet 2009

Deuxième nuit blanche écarlate la tête dans un étau caniculaire.

Et non le brumisateur et les douches froides n’y changent rien.

Du coup comme j’ai juste mal partout et que je n’ai la force à rien, mon éventuelle inspiration est morte à la hauteur de la folie du thermomètre.

Je sais ça ne veut rien dire.

::: Que Hay :::

1 juillet 2009

On dirait bien qu’on est en juillet.
Hier il a fait 34 degrés dehors, la clim était en panne au bureau, en panne dans le bus du retour, cette nuit je n’ai pour ainsi dire pas dormi tellement il faisait chaud sous mon toit - d’habitude je dors par terre dans ces cas-là, mais là pour la peine même la pierre du sol était tiédasse et poisseuse - , et ce matin à 9h00 il faisait déjà 29 degrés dans l’air.

Elle est par où la grotte ?

Sinon ça va. J’ai mal partout et l’impression d’avoir 75 berges, mais ça va.

Ah oui et aussi, ce matin impossible d’accéder à mes mails, merci OVH.

Prenez soin de vous.

::: domingo :::

28 juin 2009

Je sais..

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::: entre autres :::

25 juin 2009

Si la coïncidence est un destin sans âme, alors, je lui préfère définitivement le destin.

Et s’échappe.

23 juin 2009

Je voulais te dire un secret, il s’est échappé, il est parti par là, il ne reviendra peut-être pas.

Cette idée trouble d’être comme bâillonnée, mais pas tout à fait… Ou de ne pas avoir les outils pour exprimer. C’est ça, je n’ai pas les outils. Je ne les ai plus, ils se sont échappés eux aussi.

J’avais le crayon, la gomme pour corriger le tir ; j’avais le médiator, le micro, et l’ampli pour me faire mieux entendre.
Aujourd’hui il me reste une suite incertaine de mots plaqués à la va-vite, sans plume et sans bavure. Et si c’était sans saveur ?

L’ennui mortel de ne plus connaître un langage, qui apaisait toutes les blessures.

Ecrire, écrire, comme une maladie. Je me retourne sur ces écrits qui restent et je pense au lien qu’ils produisent, ou qu’ils peuvent produire, avec mes amis de toujours, mes amis de loin et mes amis de tout près, et les autres, tous les autres, ceux que je tente maladroitement d’approcher, et ceux qui s’approchent tous seuls sans y avoir été conviés.

Prenez soin.

<3

23 juin 2009

Tout à l’heure, dans ma rue, une vieille dame d’au moins 80 ans, les cheveux tout blancs, était penchée sur un chien pour le caresser, en discutant avec les maîtres : des punks - à chiens - .

Ca m’a filé une de ces bananes, cette vision.

Tout comme le cadeau de Philo que je suis passée récupérer tout à l’heure. Je l’avais oublié sur sa table basse la semaine dernière. Un petit faon. Dans une boîte en papier colorée et tout.

J’ai eu beaucoup de sourires aujourd’hui. Et plus je souriais, plus les gens autour de moi souriaient aussi, ou étaient amusés, ou interpelés. Faut dire que j’ai souris toute seule dans la rue, toute seule dans le bus, j’ai même souris à mon bureau en écrivant un texto à Mymy. Et là sourire au bureau, alors que normalement ce lieu anéanti tout ce qu’il peut y avoir de bon et de positif en moi, c’est que vraiment je me sens bien.

Je fais des découvertes, j’ouvre de nouvelles portes, petit à petit. J’aime bien le tournant que prends ma vie actuellement.

Je voulais faire une note un peu chiadée, essayer d’écrire un joli truc. Mais quand je ne suis que légèreté comme ça, les mots m’échappent.

faon.jpg

[ cam du jour ]

Je décrète et j’inaugure le 23 juin comme à la fois Journée du Faon, et Journée de la Banane.

[ par exemple ]

22 juin 2009

J’ai toujours un peu peur que mes intentions, mes propos, etc… soient compris de travers, ou mal interprétés, ce genre de choses. C’est le risque, forcément.