Mademoiselle Yum - Le nombril d'Anna
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::: qué bella historia :::

8 février 2010

Quelle belle histoire.

J’ai tant de fois dessiné les contours de belles histoires. Celles qui font chavirer le bateau, celles qui poussent tout à la noyade, sauf l’essentiel.
Une histoire faite de bric et de broc, parce que les plus belles histoires sont celles qui partent de presque rien, ou de si peu, celles qui naissent du hasard - qu’on appelle parfois Destin - , celles qui se dessinent petit à petit ou qui surgissent, comme au détour d’une rue ou au creux d’un regard pas si lointain que ça.
Peut-être que les belles histoires se forgent sans qu’on y pense. Peut-être qu’elles prennent forme, et connaissent longévité, juste parce qu’on veut bien se laisser aller à croire un peu en elles.
Peut-être que c’est l’amour qu’on porte à une belle histoire qui lui donne la force et la présence. Peut-être que nous seuls pouvons donner naissance à une belle histoire.

J’ai lu trop de livres faussement mièvres, regardé trop de films de belles histoires ratées, de belles histoires oubliées, de jolis wagons dans lesquels les petites filles naïves et peureuses ne montent pas, et restent sur le quai de la solitude, des regrets et de l’oubli.

J’aurais tendance à ajouter une question ouverte : vaut-il mieux se tromper de train - quitte à changer à la prochaine gare, mais les belles histoires sont là pour nous rappeler que ce n’est pas si souvent le cas - , plutôt que ne monter dans aucun, et rester là, sous l’emprise du Néant ?

La plupart du temps, ce que j’ai pu lire ou regarder m’a appris 2 choses : tout est possible, et il n’est jamais trop tard. A appliquer bien entendu dans le vrai monde des vivants de la vraie vie de tous les jours.

Mes mains gelées me guident vers des mots sans que j’aie à les pousser à quoi que ce soit. Elles écrivent des morceaux de pseudo-belles-histoires toutes seules, parce que je veux bien les laisser faire, elles ont le champ libre.
Les belles histoires s’écrivent de la même façon, elles se façonnent toutes seules, ou presque, pour peu qu’on veuille bien leur laisser une brèche, un passage, une lueur d’espoir. Une chance.

Juste passer à la craie des contours de bon sens, qu’on effacera au gré du prochain épisode, si besoin.

::: domingo :::

7 février 2010

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La Luz.

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(Montpellier place de la Canourgue, cet après-midi)

Et hier soir.

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(avec Mu, Barrique à 2 pattes, cette nuit - tronches de cannes)

Prescription : renouveler tous les week-ends ?

- proches
- shopping
- soleil
- miam
- bière
- musique
- blabla potins ragots

Et une petite traduction avant d’aller se coucher <3

::: sábado :::

6 février 2010

Samedi aprèm avec Mumu, le genre de moments dont j’ai, je crois, grand besoin.

(…)

[ The Mars Volta - “Roulette Dares” ]

J’écoute beaucoup cette chanson en ce moment. Par exemple, tous les jours où je vais en cours, dans le tramway, sur le chemin de l’aller, et au retour. Elle me donne de la force, du courage, elle me fait relever la tête. Elle m’aide à me laisser aller à ce qui est doux et agréable dans ma vie au quotidien. Et en même temps, elle met mon coeur comme une éponge, elle me rend perméable à toute la mélancolie du monde.

::: lagrimitas :::

3 février 2010

Tout à l’heure, j’étais assise à un bout du canapé, mon chat couché en boule, à l’autre extrémité.
Quand quelques larmes ont commencé à tomber du coin de mes yeux, il s’est redressé, a étiré son long cou en me regardant gentiment. J’étais calme et immobile, mon visage restait placide, mais les larmes coulaient, lentement, parce qu’il le fallait, parce que c’est comme ça.
Alors mon chat s’est levé, il s’est approché. Il a grimpé un peu sur moi en miaulant tout doucement, un miaulement rauque et discret, comme un secret. Et il s’est mis à caresser mes joues avec les siennes. Il a frotté délicatement son visage contre le mien, d’un côté, puis de l’autre, et son pelage a bu mes larmes. Comme je pleurais de plus belle, il a continué, continué de tenter de faire disparaître mon chagrin. Me regardant de temps à autre en réitérant son miaulement rassurant.
Pour finalement se lover contre moi, sous mon bras, surveillant une éventuelle rechute.

On dit (je ne sais pas qui, mais on le dit) que les chats sont les gardiens de l’Ame. Diable que c’est vrai.

[ et nourrir l’âme ]

1 février 2010

Je crois que quand on reste un peu trop encroûté(e) dans son quotidien, ses habitudes,… C’est là que l’on oublie de nourrir son âme, de s’alimenter des autres, du reste du Monde. On devient alors aveugle et sourd. Des oeillères sur les tempes, et des bananes dans les oreilles. Bête et méchant. On oublie qui on est, et on se ferme bien des portes qui pourraient nous faire avancer, évoluer, grandir en-dedans.

Je crois que toutes mes rencontres, et le peu de voyages que j’ai faits, m’ont aidé à ouvrir les yeux sur les autres, sur des idées qui, même si elles n’étaient pas toujours les miennes, ont nourri ma propre façon de voir les choses, les gens et la vie.

C’est par la diversité du Monde que notre âme, dans son coin, avance et se fait plus forte, plus belle, plus humble et plus pleine.

On peut garder son propre équilibre, ses propres convictions, tout en goûtant ça et là au nouveau, au différent, à ce qui fait que le monde change en fonction de où on se trouve, et aux côtés de qui, dans ce grand foutoir humain.

C’est un peu banal mais depuis hier je pense à ça. Je me rends compte que mon déménagement précipité il y a 6 ans ne m’a apporté que du positif à tous points de vue. J’ai vu autre chose, j’ai découvert une autre ville, d’autres habitudes, d’autres cultures, d’autres chants et d’autres couleurs. D’autres personnes, et avec certaines j’ai pu créer de vrais liens, partager des notions différentes sur la Vie, sur l’Amour, sur le Corps, sur la Mort. Partager aussi des conneries, des futilités et des gueules de bois mémorables.
Et j’ai tant appris sur moi-même.
Mon refus de rester en circuit fermé m’a fait découvrir, par le biais des autres, des facettes de moi-même que j’aurais pu ignorer, si facilement.
Mon refus obstiné de m’enfermer dans certaines pseudo-obligations-de-trottoir, m’a poussé vers l’apprentissage quotidien, vers de nouveaux visages, de nouveaux livres et de nouveaux mots, et chaque jour me conforte dans l’idée que je suis sur la bonne route, au moins pour ça.

La vie doit servir à ça. A avancer, découvrir, se laisser surprendre, partager et accepter d’ouvrir les yeux. A sa mesure, à la dose qui nous semble juste et adaptée. Sinon on devient sénile avant l’âge, on oublie d’où l’on vient et ce qui est important. Sinon on se noie dans des habitudes abrutissantes, on ne réfléchit plus et on se laisse mourir, la bêtise facile en intra-veineuse.

[ bande-son >> “There is nothing I can do” - The Organ ]

::: l’âme de verre :::

30 janvier 2010

(merci le pianiste)

[ un ange passe ]

29 janvier 2010

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::: ayer :::

28 janvier 2010

El negro en el hueco de sus ojos verdes. Escruta a lo lejos, quisiera acercarse. El parece tan lejos. Y tan cercano a la vez. La misma situación es tan diferente según quien observala, a la comisura de los ojos.
Por fin frente a él. Superar su mirada y conseguir a abrir la boca. En sale una pequeñita voz, tímida y vaporosa. Los sentidos en pánico, la ganas de desaparecer como por arte de magia, teñida de la alegría de estar aquí, finalmente.
Ella mira a sus pies cuando él responde-la. Encogerse de hombros como para esconderse en el cuello de su abrigo oscuro. Convencida de que todo se lee en su rostro, que el timbre de su voz, que la chispa en su mirada, traicionan lo que intenta de guardar escondido, de alguna manera, en lo profundo de sí misma.

::: Que Hay :::

27 janvier 2010

J’ai repris les cours depuis 3 jours et c’est tellement bon que le raconter me paraît pour la peine un peu ridicule.
J’ai conscience des lacunes qui sont encore les miennes, mais surtout je me rends compte de tout ce que j’ai acquis. Je comprends ce que je lis, et ce qu’on me dit, en Espagnol, mais je reste quasiment muette, par la bouche comme par le stylo, pour l’instant, les mots ne me sont pas encore tout à fait spontanés, ils me viennent mais j’ai besoin de les chercher, les vérifier, sans cesse. Pourtant, j’en ai des choses à raconter, dans l’autre langue.
J’avais bien dit, le raconter paraît un peu ridicule.

Les mots ont une force, mais pas autant, par exemple, que la vie qui se dégage d’un regard, quel qu’il soit.
Le regard c’est la première chose qui s’éteint quand la Mort nous rattrape. C’est la première chose qui se fane quand le coeur est vide.
Le regard c’est aussi la première chose qui montre qu’on est - encore - en vie.
Le regard c’est le premier des langages. Et il en dit parfois davantage que bien des mots.

Las palabras. La mirada.

[ mieux que rien ]

23 janvier 2010

Probablemente no debería. Pensé muchas veces, no encontré respuestas. Quizas estoy equivocada, no sé, y nunca se puede saber de antemano, es imposible de adivinar. Y ya permanecer en silencio es aún mayor. El silencio tiene mucho espacio, el silencio es egoísta.

El alma, por así decirlo. Fue un encantamiento.

Sin embargo, es cierto que en el fondo, no sé mucho. Sólo algunos fragmentos. En los ojos y en el sonrisa. Algunos fragmentos que cada vez sacudieron todas mis teorías.

No quiero un dilema. No quiero molestar. Soy yo quien lo soy, terriblemente, y sin embargo no se puede luchar contra este sentimiento, que viene dentro de cada mañana, que vivo cada día.

Tengo miedo de ese día, cuando ya no podré esperar a la próxima vez, la próxima mirada.

Como si tenía quince años. Sin restricciones. Y no puedo evitarlo.

Estoy feliz, aunque sea un poco.
Poco a poco…