::: qué bella historia :::
8 février 2010Quelle belle histoire.
J’ai tant de fois dessiné les contours de belles histoires. Celles qui font chavirer le bateau, celles qui poussent tout à la noyade, sauf l’essentiel.
Une histoire faite de bric et de broc, parce que les plus belles histoires sont celles qui partent de presque rien, ou de si peu, celles qui naissent du hasard - qu’on appelle parfois Destin - , celles qui se dessinent petit à petit ou qui surgissent, comme au détour d’une rue ou au creux d’un regard pas si lointain que ça.
Peut-être que les belles histoires se forgent sans qu’on y pense. Peut-être qu’elles prennent forme, et connaissent longévité, juste parce qu’on veut bien se laisser aller à croire un peu en elles.
Peut-être que c’est l’amour qu’on porte à une belle histoire qui lui donne la force et la présence. Peut-être que nous seuls pouvons donner naissance à une belle histoire.
J’ai lu trop de livres faussement mièvres, regardé trop de films de belles histoires ratées, de belles histoires oubliées, de jolis wagons dans lesquels les petites filles naïves et peureuses ne montent pas, et restent sur le quai de la solitude, des regrets et de l’oubli.
J’aurais tendance à ajouter une question ouverte : vaut-il mieux se tromper de train - quitte à changer à la prochaine gare, mais les belles histoires sont là pour nous rappeler que ce n’est pas si souvent le cas - , plutôt que ne monter dans aucun, et rester là, sous l’emprise du Néant ?
La plupart du temps, ce que j’ai pu lire ou regarder m’a appris 2 choses : tout est possible, et il n’est jamais trop tard. A appliquer bien entendu dans le vrai monde des vivants de la vraie vie de tous les jours.
Mes mains gelées me guident vers des mots sans que j’aie à les pousser à quoi que ce soit. Elles écrivent des morceaux de pseudo-belles-histoires toutes seules, parce que je veux bien les laisser faire, elles ont le champ libre.
Les belles histoires s’écrivent de la même façon, elles se façonnent toutes seules, ou presque, pour peu qu’on veuille bien leur laisser une brèche, un passage, une lueur d’espoir. Une chance.
Juste passer à la craie des contours de bon sens, qu’on effacera au gré du prochain épisode, si besoin.









